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terça-feira, 7 de março de 2017

L’obésité, ennemie méconnue de nos reins


L’insuffisance rénale est souvent découverte trop tard, alors que le dépistage est simple et peu contraignant.

 Les reins souffrent de l’excès de graisse, même lorsqu’il n’y a ni diabète ni hypertension.
 Cyril SOLLIER/PHOTOPQR/LA PROVENCE

Les reins sont des organes discrets. Même agressés, ils se débrouillent très longtemps pour compenser et continuer à épurer le sang qui les traverse, éliminant les toxines de l’organisme dans l’urine. Mais lorsqu’ils sont épuisés et finissent par se bloquer, c’est le drame métabolique, avec un risque mortel imminent. Il faut alors recourir rapidement à la dialyse, technique qui consiste à dériver la circulation sanguine dans une machine d’épuration plusieurs fois par semaine pendant plusieurs heures ; c’est le cas de 44.400 malades actuellement en France. L’autre option est la transplantation ; 35.000 personnes en France vivent avec un rein greffé.

Parmi les pathologies qui peuvent mener à l’insuffisance rénale, l’obésité, thème choisi cette année pour la Journée mondiale du rein le 9 mars, coordonnée en France par la Fondation du rein. Les liens entre obésité et insuffisance rénale sont restés longtemps méconnus. L’excès de poids s’accompagne souvent de maladies qui touchent directement les reins, notamment l’hypertension artérielle et le diabète, les deux principales causes d’insuffisance rénale terminale. Ainsi, les deux tiers des hypertendus sont obèses. «L’obésité est en augmentation dans notre pays et elle induit des problèmes cardio-vasculaires et du diabète, qui sont extrêmement néfastes pour les reins», s’inquiète le Pr Renato Monteiro, qui dirige le Centre de recherche sur l’inflammation Inserm-CNRS de l’hôpital Bichat (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).

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