[ Director: Mário Frota [ Coordenador Editorial: José Carlos Fernandes Pereira [ Fundado em 30-11-1999 [ Edição III [ Ano X

quinta-feira, 6 de abril de 2017

Les fausses bananes bios dans le viseur des producteurs européens



ECONOMIE  »  Conjoncture

Par
La certification bio de produits agricoles importés sur le marché européen est remise en cause par les producteurs. Les critères d'homologation ne seraient pas identiques.
Des bananes
L'Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBAN) monte au créneau contre les bananes soi-disant bio importées d'Amérique du Sud ou d'Afrique, de plus en plus nombreuses sur les étals. Elles représentent aujourd'hui 10 % des 6 millions de tonnes commercialisées en Europe chaque année, et même 8 % en France. «On trompe le consommateur en lui vendant du bio alors qu'il s'agit en fait de bananes issues de l'agriculture conventionnelle avec des pesticides et engrais interdits en Europe, s'insurge Éric de Lucy, président de l'UGPBAN. Il est impossible de produire 40 tonnes à l'hectare en bio, comme dans les plantations équatoriennes ou dominicaines que j'ai pu visiter, sans l'apport de ces traitements. Il s'agit de concurrence déloyale».

Une pétition a été envoyée au commissaire européen à l'Agriculture

Et pourtant ces bananes sont autorisées à la commercialisation en Europe car elles ont été certifiées bio par des organismes internationaux validés par Bruxelles. Mais la certification concrète se fait, elle, selon la réglementation du pays de production. Les bananes sont ensuite considérées bio par «équivalence» par l'UE. «Nous sommes en faveur d'une homologation plus rigoureuse avec des critères strictement conformes aux nôtres pour avoir le label bio», poursuit Éric de Lucy.

Cela concerne aussi les autres denrées agricoles. Une pétition signée par l'UGPBAN et 37 autres organisations agricoles européennes a été envoyée ce mercredi au commissaire à l'Agriculture, Phil Hogan, ainsi qu'au ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, pour dénoncer cette situation. «Cette inégalité induite par le principe d'équivalence représente un danger pour les agriculteurs européens, leurs salariés ainsi que pour les consommateurs», peut-on lire dans ce document.

(...)

Sem comentários: