[ Director: Mário Frota [ Coordenador Editorial: José Carlos Fernandes Pereira [ Fundado em 30-11-1999 [ Edição III [ Ano X

sexta-feira, 26 de maio de 2017

Parfois, nos maisons et appartements nous empoisonnent


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Parfois, nos maisons et appartements nous empoisonnent
INFOGRAPHIE - Avec une estimation basse de 20.000 morts par an en France, la pollution de l’air intérieur tue près de six fois plus que les routes en France. L’impact sur la santé est loin d’être secondaire.

Une maison correctement aérée permet de limiter les risques.
ronstik/Shutterstock / ronstik
 
Avec une estimation basse de 20.000 morts par an en France (4,3 millions dans le monde, selon l’OMS), la pollution de l’air intérieur tue près de six fois plus que les routes en France. Son coût socio-économique, faramineux, est estimé à 19 milliards d’euros par an par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Pourtant, la pollution de l’air intérieur fait insuffisamment parler d’elle. «Faute d’informations, bon nombre de familles s’exposent à des polluants alors que certaines mesures simples permettraient de réduire les risques», regrette le Dr Marc Sapène, pneumologue à Bordeaux et président de l’association Asthme & Allergies. «La conséquence la plus connue est la survenue de crises d’asthme parfois difficiles à contrôler, mais il y en a d’autres: maladies cardio-vasculaires, cancers, sans oublier le risque d’intoxication aiguë au monoxyde de carbone.»
«La con­séquence la plus connue est la survenue de crises d’asthme, mais il y en a d’autres »
Dr Marc Sapène, pneumologue à Bordeaux et président de l’association Asthme & Allergies
Les polluants sont omniprésents dans les habitations, mais pas seulement: «Ils sont aussi présents dans les bureaux, les maisons de retraite, les véhicules, les transports et dans les écoles. Des mesures réalisées dans plus de cinq cents classes de la France métropolitaine avaient montré que 30 % des écoliers étaient exposés à un air de qualité insuffisante. Bien que ces mesures remontent à une dizaine d’années, il aura fallu attendre juin 2016 pour qu’un décret du ministère de l’Environnement (paru au JO du 5 juin 2016) demande de réduire la présence de certains de ces polluants intérieurs», note le Dr Isabella Annesi-Maesano, épidémiologiste et directrice de recherche Inserm sur les maladies allergiques et respiratoires (Faculté de médecine Saint-Antoine, UPMC, Paris, www.epar.fr). Cependant, cette mesure n’étant pas assortie du caractère obligatoire de mesurer leur concentration et donc de vérifier l’efficacité des mesures mises en œuvre, rien ne dit qu’elle est correctement appliquée.
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