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quinta-feira, 8 de junho de 2017

Des contraceptifs masculins à base de plantes


Par Sevin Rey
Le 07 juin 2017

Des extraits de mangue et d'olive pourraient bien être la prochaine contraception 
pour hommes et femmes.
Photo iStock
De la mangue ou de l’olive comme contraceptif naturel pour femmes et hommes ? La découverte vient de l’autre côté de l’Atlantique et elle a de quoi faire rêver celles qui voudraient ne plus être les seules à mettre leur réveil pour prendre leur pilule. Pour cette étude menée sur quatre échantillons de sperme, un groupe de chercheurs de l’université de Californie à Berkeley a démontré la capacité de deux extraits naturels de végétaux à empêcher la fécondation. Il s'agit du lupéol, présent dans la mangue, l’olive ou encore l’aloe vera, et de la pristimerin, que l’on retrouve dans une espèce de vigne chinoise.

D’après ces travaux publiés en mai dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences, l’action combinée de ces deux extraits de végétaux utilisés en médecine douce permet d’inhiber le processus chimique responsable de la fécondation. Cours de biologie express pour comprendre : lors de la procréation, les spermatozoïdes doivent parcourir une distance équivalente à 14.000 fois leur taille. À la fin de cette longue course, les premiers arrivés doivent encore faire un mouvement pour percer l’œuf. Cette difficile manœuvre est permise grâce à un important afflux d’ions calcium. Or voici ce sur quoi les deux extraits de végétaux agissent.

«La régulation du mouvement des spermatozoïdes est l'une des nombreuses pistes potentielles de contraception masculine évoquée depuis plusieurs années», affirme Jean-Claude Soufir, andrologue et praticien à l’hôpital Cochin (Paris). Cette découverte pourrait bien annoncer le début d’une nouvelle ère dans le domaine.

"Des préservatifs naturels"

«Ces produits se comportent comme des préservatifs naturels (qui n'ont pas vocation à protéger des maladies et infections sexuellement transmissibles, NDLR)», ont déclaré les auteurs de l’étude dans Proceedings of the National Academy of Sciences. «Cette méthode pourrait être un meilleur contraceptif d’urgence que ce qui existe actuellement», a indiqué Polina Lishko, biophysicienne et responsable de l’étude au magazine américain Wired.

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