[ Director: Mário Frota [ Coordenador Editorial: José Carlos Fernandes Pereira [ Fundado em 30-11-1999 [ Edição III [ Ano X

quinta-feira, 1 de junho de 2017

Un vaste système de fraude de ventes de poissons devant la justice


ECONOMIE  »  Conjoncture

Par ,
Fin 2012, la justice avait mis au jour les pratiques illégales de la société des Mareyeurs du Sud-Est, entreprise familiale niçoise liquidée depuis et impliquant des dizaines de restaurants, poissonniers et grandes surfaces entre Cannes et Monaco. Le procès s'ouvre ce jeudi.


La société des Mareyeurs du Sud-Est était installée depuis les années 1970 sur l’immense marché de gros de Nice, le 2e de France, loin derrière Rungis.
Crédits photo: LOC VENANCE/AFP
La société des Mareyeurs du Sud-Est était installée depuis les années 1970 sur l'immense marché de gros de Nice, le 2e de France, loin derrière Rungis.

Grossistes en poissons, poissonniers, grandes surfaces, restaurateurs. Toute une filière est jugée à partir de ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Nice dans l'affaire dite des «Mareyeurs du Sud-est». Une gigantesque fraude qui a gangrené tout le marché de la marée dans la région avant 2012. Quarante-neuf personnes sont poursuivies, notamment pour corruption, travail dissimulé, escroquerie, blanchiment, faux et usage de faux.

» Lire aussi: À Nice, le procès-fleuve de la mafia du poisson

Au cœur de ce procès qui doit durer jusqu'au 16 juin: les Mareyeurs du Sud-Est. Une entreprise familiale niçoise, liquidée depuis et qui était installée depuis les années 1970 sur l'immense marché de gros de Nice, le 2e de France, loin derrière Rungis. Ses dirigeants, visés par une spectaculaire descente de gendarmerie fin 2012, sont accusés d'avoir établi un monopole sur la vente de poissons frais et de fruits de mer en soudoyant des acheteurs de rayons, des responsables de grandes surfaces - certaines comme Casino sont partie civile - et des restaurateurs de la Côte d'Azur. De nombreuses ventes se faisaient au noir.

«Un monopole très bien organisé»

(...)

Sem comentários: