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terça-feira, 11 de julho de 2017

Embouteillage dans les aéroports aux contrôles aux frontières


ECONOMIE  »  Conjoncture

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Conséquence de la menace terroriste, les contrôles aux frontières prennent jusqu'à deux heures dans les aéroports parisiens. Outre le ras-le-bol des passagers, cette situation pose des problèmes opérationnels aux compagnies aériennes, qui doivent gérer l'afflux massif de passagers avec le début des départs en vacances.

Les délais d’attente aux controles de la police aux fronteires des aéroports parisiense ont atteint un niveau três critique.
Crédits photo: KENZO TRIBOUILLARD/AFP
Les délais d'attente aux contrôles de la police aux frontières des aéroports parisiens ont atteint un niveau très critique.


«C'est du jamais vu, et ça ne cesse d'empirer!», s'exclame Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair. Depuis quelques semaines, le temps d'attente aux postes de contrôle de police aux frontières (PAF) s'est largement accru dans les aéroports parisiens. De nombreuses compagnies aériennes enregistrent des temps d'attente records - jusqu'à deux heures - sur la plupart de leurs vols internationaux. Le premier à avoir tiré la sonnette d'alarme est le président de la compagnie aérienne Caraïbes, Marc Rochet. Dès le 30 juin dernier, il affirmait que les délais d'attente aux contrôles de la police aux frontières (PAF) d'Orly-Sud avaient atteint «un niveau extrêmement critique», provoquant «de nombreux troubles à l'ordre public». 

La situation s'est depuis propagée aux deux aéroports parisiens. En cause notamment, la faiblesse des effectifs aux postes de contrôle, alors que les mesures de sûreté contre les attaques terroristes se sont renforcées. Cette compétence relève du ministère de l'Intérieur. En avril dernier, David Skuli, le patron de la Police aux frontières, s'exprimait devant la commission d'enquête parlementaire sur l'avenir de Schengen: «La menace terroriste (…) va durer longtemps (…), affirmait-il. Je ne peux répondre positivement à la demande de faire transiter les personnes à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en moins de trente minutes. Les contrôles vont ainsi être renforcés.»

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