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terça-feira, 29 de agosto de 2017

Bio:Que Choisir dénonce les tarifs et les marges

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Les fruits et légumes bio restent en moyenne 79% plus chers que leurs équivalents en agriculture conventionnelle, des tarifs prohibitifs pour les plus modestes et qui proviennent en grande partie de "sur-marges" pratiquées par les distributeurs, dénonce mardi l'UFC-Que Choisir. Une étude menée par l'association de consommateurs sur 1.541 magasins montre que le prix d'une consommation annuelle en fruits et légumes bio revient pour un ménage français en moyenne à 660 euros, contre 368 euros pour le conventionnel.
"Si les coûts de production sont plus élevés en bio (rendements plus faibles, main d'oeuvre relativement plus importante ...), ceci n'explique qu'à peine la moitié du surcoût pour les consommateurs" dont "46% provient en réalité des +sur-marges+ réalisées sur le bio par les grandes surfaces", indique l'UFC dans un communiqué.
Ainsi, sur la consommation annuelle de fruits et légumes d'un ménage, la grande distribution réalise 304 euros de marge brute - différence entre le prix de vente et le prix d'achat - sur le bio, contre 169 euros pour le conventionnel.
Cet écart varie fortement d'un produit à l'autre, de +191% pour les poireaux à -36% pour le chou-fleur. Pour les pommes et les tomates, deux produits parmi les plus consommés par les Français, c'est respectivement 163% et 145% de marges qui sont facturées en plus au consommateur, note l'UFC.
"Au global, la stratégie de marge de la grande distribution - à la justification économique obscure - aboutit à renchérir de 135 euros le panier bio annuel d'un ménage. Autrement dit, seulement la moitié du surcoût du bio payé par le consommateur va à la production, le reste étant capté par la grande distribution en sur-marges", dénonce l'association. Ces différences de prix et de marges constituent "un frein rédhibitoire" à l'accès au bio pour de nombreux ménages, indique l'UFC, qui réclame à l'Observatoire des prix et des marges de "faire toute la transparence sur les marges" réalisées sur le bio.
Cet accès restreint au bio est par ailleurs renforcée par la difficulté de trouver une offre suffisamment fournie en magasin. Ainsi, dans 43% des grandes surfaces, il apparaît impossible de trouver à la fois des pommes et des tomates bio. Par ailleurs, les rayons bio semblent moins régulièrement approvisionnés que leurs versions conventionnelles, note l'association, qui a relevé des casiers de tomates bio vides ou presque vides dans près d'un quart des magasins qu'elle a visités.

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