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segunda-feira, 18 de setembro de 2017

La chimie a-t-elle perdu la bataille des médicaments ?

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Nous devons à la chimie des avancées majeures en matière de médicaments. Mais certains ont montré leurs limites, incitant les laboratoires pharmaceutiques à diversifier leurs dé­marches.

- La médicine du futur -


Si la chimie est l’objet d’interrogations dans l’opinion, force est de reconnaître que nous lui devons les avancées majeures en matière de médicaments. L’aspirine, pionnière dès 1899 des grandes classes de médicaments issus de la chimie organique, reste irremplaçable avec ses 40.000 tonnes produites par an, soit plus de 100 milliards de comprimés vendus dans le monde… Et la plupart des analgésiques, antibiotiques, médicaments neurologiques ou cardiovasculaires, anti-inflammatoires, anticancéreux, peptides, qui ont fait du XXe siècle le siècle d’or de la chimie, restent irremplaçables et d’utilisation encore quotidienne contre un grand nombre de pathologies essentielles.

Dans les années 1960, le professeur Georges Mathé utilise le BCG hors de son indication contre la tuberculose pour stimuler les défenses immunitaires dans le traitement de certains cancers
Toutefois, certains ont montré leurs limites, incitant les laboratoires pharmaceutiques à diversifier leurs démarches et à reconsidérer certaines approches anciennes en biologie/immunologie à la lumière de nouveaux concepts issus d’une meilleure connaissance du vivant. Rappelons, toutefois, que les médicaments biologiques existent depuis longtemps, avec le premier vaccin contre la rage mis au point par Pasteur en 1885 ou l’odyssée de l’insuline, depuis les premières insulines purifiées à partir de pancréas de bœuf et de porc, dans les années 1930, jusqu’aux premières insulines «humanisées», produites par biotechnologie dans les années 1980. Mais c’est dans les années 1960 qu’un cancérologue, le professeur Georges Mathé, amorce un tournant décisif en utilisant le bacille de Calmette et Guérin (BCG) hors de son indication contre la tuberculose pour stimuler les défenses immunitaires dans le traitement de certains cancers. La BCG-thérapie, encore utilisée aujourd’hui pour traiter des tumeurs particulières de la vessie, annonce ainsi la montée en puissance des nouveaux médicaments biologiques.
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