[ Director: Mário Frota [ Coordenador Editorial: José Carlos Fernandes Pereira [ Fundado em 30-11-1999 [ Edição III [ Ano X

segunda-feira, 18 de setembro de 2017

Pourquoi l’industrie de la charcuterie s’entête à nous faire avaler des produits cancérogènes….



Comme pour « Le marketing de la folie« , la mauvaise foi, dédouane les industriels qui empoisonnent à petit feu la population, mais, les con-sommateurs y sont pour beaucoup, à privilégier l’esthétique visuelle au détriment du naturel. (Téléchargez la liste des additifs. Merci Mouton Grain) Partagez…

Photo: CC Rene Schwietzke


En France, plus de 40 000 nouveaux cas de cancers colorectaux sont diagnostiqués chaque année. Parmi les causes de cette maladie : la consommation de charcuteries enrichies en nitrites. Ces additifs alimentaires, utilisés massivement par les industriels, donnent à la viande une jolie couleur rosée et augmentent leur durée de consommation. En dépit de leurs graves conséquences sanitaires, la plupart des fabricants rechignent à y renoncer. Et préfèrent gagner du temps en mettant en doute les preuves médicales et scientifiques. Une stratégie qui rappelle celles des industries du tabac ou des pesticides, affirme Guillaume Coudray, auteur de Cochonneries, une enquête sur le sujet. Entretien.

Basta !  : Votre ouvrage commence par un épisode clé dans l’histoire des charcuteries : en octobre 2015, elles sont déclarées « cancérogènes pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). Ce qui rend nombre de charcuteries industrielles cancérogènes, c’est l’addition de nitrite de sodium (E 250) ou de nitrate de potassium (E252). De quand date l’utilisation massive de ces additifs ?

Guillaume Coudray [1] : Ces additifs se sont surtout développés et imposés aux États-Unis, dans la seconde moitié du 19ème siècle, à mesure que se mettait en place l’industrie des charcuteries, l’une des premières du pays. Les quantités de cochons abattus transformés deviennent peu à peu gigantesques. Les additifs « nitrités » [contenant du nitrite de sodium, ndlr] disposent d’un grand avantage : ils donnent systématiquement une coloration homogène et uniforme à la charcuterie – un joli rouge rosé. Ils permettent ainsi d’obtenir des jambons visuellement satisfaisants à partir de cochons jeunes et peu exercés, idéal pour l’élevage industriel.

Les additifs permettent aussi d’accélérer la fabrication de charcuteries, qui demandent normalement de longues périodes de maturation, et de conserver la viande plus longtemps. Bref : ils diminuent les pertes, accroissent les volumes et font baisser les prix. Ils sont tellement avantageux que leur usage est devenu, partout ou presque, la norme. En France, où 70 % du porc consommé l’est sous forme de charcuterie, les sels nitrités ont été autorisés en 1964.
(...)

Sem comentários: