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segunda-feira, 2 de outubro de 2017

Les jeunes font moins réparer leurs objets défectueux que les seniors


Économie  »  Consommation

Par:  Isabelle de Foucaud
Les jeunes font moins réparer leurs objets défectueux que les seniors

INFOGRAPHIE - Les 18-24 ans ont beaucoup plus le réflexe de jeter et remplacer leurs objets défecteux que les plus de 60 ans. Des «Repair Days» se tiennent dans plusieurs villes de France du 29 septembre au 7 octobre pour les sensibiliser.

Trois Français sur quatre disent préférer réparer plutôt que remplacer un objet endommagé.
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Le bricolage est-il une affaire de génération? D'après un récent sondage OpinionWay* pour l'enseigne de réparation automobile Carglass, les seniors seraient nettement plus enclins à réparer eux-mêmes ou faire réparer leurs objets cassés ou défecteux que les jeunes de 18 à 24 ans. Ces derniers, qui ont pourtant grandi avec la prise de conscience des enjeux environnementaux et de développement durable et ont connu l'essor des «repair cafés», fab labs et du Do It Yourself (DIY), auraient en effet plutôt tendance à jeter et remplacer lesdits objets. Seuls 58% d'entre eux ont le réflexe «réparation» contre 83% des plus de 60 ans. Un paradoxe, toutefois: les jeunes sont ceux qui regrettent le plus de mettre au rebut trop systématiquement les objets défaillants. «Les études montrent qu'ils ont très conscience du gaspillage dont ils sont responsables», appuie Céline Coulibre-Duménil, directrice du développement durable de Carglass.

 
Globalement, les Français seraient prêts à adopter un comportement plus responsable. La «réparabilité» - c'est-à-dire le potentiel de réparation d'un produit - est d'ailleurs un critère important au moment de l'achat d'un produit pour 79% d'entre eux, selon l'étude. Trois Français sur quatre disent préférer réparer plutôt que remplacer un objet endommagé. Pourtant, seule une personne sur deux fait rééllement l'effort de réparer, et trois sur dix ont l'impression de jeter de manière trop systématique les objets du quotidien. «Cette contradiction montre que les consommateurs ont du mal à passer à l'acte lorsqu'il s'agit de faire réparer un objet en panne. Ils ont souvent peur en effet que la réparation ne leur coûte beaucoup plus cher que racheter un bien neuf», explique la responsable de Carglass. «En outre, ils ne savent pas toujours où faire réparer leurs objets ou tout simplement si ces derniers sont réparables.»
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