[ Director: Mário Frota [ Coordenador Editorial: José Carlos Fernandes Pereira [ Fundado em 30-11-1999 [ Edição III [ Ano X

segunda-feira, 30 de outubro de 2017

Les « thérapeutes » non reconnus de plus en plus nombreux



Par 

La désertification médicale laisse le champ libre à ces « spécialistes » sans diplôme d’État.Pourquoi ces alternatives ?

 Les médecines dites quantiques, holistiques, énergétiques, etc., émergent depuis quelques années.
Kim Schneider - stock.adobe.com/FOTOLIA

Le petit village de La Roche-Derrien en Côtes-d’Armor (Bretagne) s’était fait remarquer en proposant d’installer un druide, faute de généraliste. Il s’agissait en réalité d’un bon coup de communication destiné à faire venir un nouveau médecin. Mais dans les faits, la désertification médicale gagne du terrain, laissant le champ libre à ceux qui se disent «thérapeutes», «praticiens», «spécialistes» ou s’arrogent des suffixes pompeux tels que «logues» ou «pathes» sans pour autant détenir un diplôme d’État officiellement reconnu. Si une majorité est intimement convaincue de faire du bien, d’autres ont pour seul but de s’enrichir en trompant des personnes vulnérables psychologiquement, par exemple en raison d’une affection chronique et/ou potentiellement grave. 

Pour la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, notre pays compterait ainsi quelque 4 000 psychothérapeutes autoproclamés, 800 kinésiologues, 200 biodécodeurs et même 3000 médecins en lien avec une mouvance sectaire! «Sur les 2500 signalements annuels que nous recevons à la Miviludes, 40% concernent la santé et le bien-être - deux fois plus qu’en 2013 - soit environ 1000 signalements annuels», confirme le Dr Serge Blisko, président de la Miviludes. 
(...)

Sem comentários: