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terça-feira, 3 de outubro de 2017

Levothyrox: l’exemple de la Nouvelle-Zélande aurait dû alerter les autorités


Par  Cécile Thibert
Levothyrox: l’exemple de la Nouvelle-Zélande aurait dû alerter les autorités

En 2007 en Nouvelle-Zélande, un changement dans la composition d’un médicament contre l’hypothyroïdie avait déjà entraîné un boom des signalements d’effets indésirables.

Le changement de formule a multiplé par 2000 le nombre de cas d’effets indésirables rapportés en Nouvelle-Zélande.
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Un changement dans la formulation d’un médicament indiqué pour l’hypothyroïdie, une augmentation fulgurante du nombre de cas d’effets secondaires, une méfiance des patients vis-à-vis des autorités sanitaires et une forte couverture médiatique. Cette histoire, qui comporte tous les ingrédients d’une bonne crise sanitaire, ressemble fort à celle du Levothyrox, médicament qui agite l’hexagone depuis le mois de mai. Pourtant, ces événements se sont déroulés il y a 10 ans en Nouvelle-Zélande. Une situation relatée en janvier 2010 dans un article du British Medical Journal.
 
En 2007, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline commercialise l’unique médicament prescrit aux personnes souffrant d’hypothyroïdie en Nouvelle-Zélande (l’Eltroxin, équivalent du Levothyrox). La firme décide de délocaliser la production en Allemagne, alors que le comprimé était jusque-là produit au Canada. En résulte une modification du procédé de fabrication, aboutissant à un changement d’excipients (les composés inertes du médicament), de taille et de couleur du médicament. Le principe actif - la thyroxine — n’est pas affecté par ce changement. Dans les semaines qui suivent l’arrivée des nouveaux comprimés, le nombre de signalements d’effets secondaires explose: 2000 fois plus de cas ont été rapportés en quelques mois avec la nouvelle formule qu’en 30 ans avec l’ancienne!

Méfiance de la population

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