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terça-feira, 7 de novembro de 2017

Concurrence : quand les robots forment des ententes sur les prix



Plus de 60 % des transactions financières sont aujourd'hui réalisées par des algorithmes.

Avec l’expansion du commerce sur internet, une part de plus en plus importante des entreprises délègue sa stratégie commerciale à des algorithmes, des robots programmés à la prise de décision. Le phénomène, parti de la finance, s’étend désormais aux stratégies de détermination des prix de vente. Il n’est pour l’heure que peu pris en compte par le droit de la concurrence européen.

Des amendes record

Pour Margrethe Vestager, cette situation pose définitivement problème. « Le recours aux algorithmes provoque des distorsions de concurrence. C’est un phénomène nouveau que nous suivons de près ». La Commissaire européenne, à la tête du REC, le réseau européen d’autorités de la concurrence, dirige le système de régulation de la concurrence le plus abouti au monde.

Ces dernières années, des amendes record ont été infligées à des entreprises qui s’étaient entendues sur des prix de vente revus à la hausse. En 2014, les entreprises Colgate, Unilever, L’Oréal et Henkel étaient condamnées par l’autorité française à des amendes dont les montants cumulés atteignaient 951 millions d’euros. Margrethe Vestager, en poste depuis novembre 2014, a elle aussi infligé des amendes vertigineuses : Google, reconnu coupable d’abus de position dominante, a dû débourser 2,42 milliards d’euros en juin 2017.

Ces amendes, quand elles ne visent pas un leader abusant de sa position, viennent sanctionner des comportements anticoncurrentiels de groupe. Un certain nombre d’entreprises identifiées décident volontairement d’adopter une attitude commune sur un marché afin de fausser la concurrence : concordances des prix de vente, répartition des parts de marché, accords entre producteurs et distributeurs…
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