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terça-feira, 21 de novembro de 2017

Les routiers mobilisés pour ne pas être des «salariés low cost»

 
Économie  »  Conjoncture



 Par  Le figaro.fr



À l'appel de l'intersyndicale des routiers, les chauffeurs français sont réunis aux frontières pour une journée de mobilisation. Ils protestent contre l'exclusion de leur profession de la directive européenne sur le travail détaché négociée le mois dernier.

 CHARLY TRIBALLEAU/AFP
 

L'exclusion du transport routier de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché passe mal auprès de la profession… Vers 6 heures 30, une cinquantaine de routiers bloquaient mardi matin l'accès du tunnel du Fréjus en Savoie, axe de circulation majeur entre la France et l'Italie. Les manifestants, à pied, bloquaient dans le calme avec des palettes la rampe d'accès du tunnel côté français, à Modane en Savoie. De nombreux camions étaient empêchés de passer dans les deux sens et commençaient à se mettre à la queue leu leu. Vers 8 heures 180 camions étaient bloqués sur un parking en amont du péage de Saint-Michel-de-Maurienne. Il peut en contenir au maximum 200 et le sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne, présent sur place, invitait les manifestants à arrêter les blocages une fois ce parking plein afin que des camions ne stationnent pas dangereusement sur l'autoroute. Une opération escargot est aussi en cours entre la frontière française et belge. 

Ces actions qui doivent se poursuivre toutes la journée aux frontières françaises, à l'appel de l'intersyndicale des routiers (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGE-CGC). Elles s'inscrivent dans le cadre d'une semaine de mobilisation initiée par l'ETF, fédération européenne des travailleurs des transports qui souhaite obtenir un compromis au sein de l'Union européenne. «On fait du filtrage: on bloque les poids lourds mais on laisse passer les voitures», a expliqué Antoine Fatiga, de la CGT. «On ne veut pas que les routiers soient les esclavagistes de la route. Quand les gens sont sur le sol français, ils doivent avoir les mêmes droits. Quand ils viennent travailler ici pour deux fois moins cher que nous, on a du mal à garder son boulot», ajoute le syndicaliste. «Pourquoi est-ce qu'on serait les salariés exclus de l'Europe?», s'interrogeait Patrick Blaise, secrétaire général de l'Union fédérale route FGTE CFDT, sur franceinfo. «On a l'impression d'avoir été la monnaie d'échange pour faire passer cette directive», confiait quant à lui - également au micro de franceinfo- Bruno Lefebvre, en charge des secteurs Transports routiers de marchandises chez FO.

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