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quarta-feira, 29 de novembro de 2017

L’industrie textile, plus émettrice de CO2 que les transports aériens et maritimes






Déjà épinglée pour son usage des produits toxiques et sa pollution marine, l’industrie de la mode affiche aussi un bilan carbone désastreux, révèle un rapport de la Fondation Ellen MacArthur, publié le 28 novembre. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Des produits consommateurs de ressources non renouvelables, à courte durée de vie.

Derrière les images sur papier glacé, du pétrole, des engrais, des décharges et des incinérateurs… Les textiles ont un bilan carbone plombé, qui s’élève à 1,2 milliard de tonnes équivalent CO2 dans le monde en 2015. Bien plus que les rejets carbonés du fret maritime et de l’aviation commerciale réunis. La mode représentait 2 % du budget carbone mondial en 2015 et sa part pourrait grimper très rapidement.

La production de vêtements a en effet plus que doublé au cours des 15 dernières années. Et la moitié de cette manne est jetée en moins d’un an. Qui arrêtera cette course folle ? C’est le cri d’alarme lancé par la fondation britannique, qui propose d’engager au plus vite la transition du secteur vers une économie circulaire.

Objectif collecte et recyclage 

Aujourd’hui, moins de 1 % des matériaux utilisés dans la production de vêtements servent à en fabriquer de nouveaux. Ce qui représente une perte colossale de 100 milliards de dollars par an (80 Md€) par rapport à une réutilisation optimale.

En France, environ 30 % des textiles usagés collectés ont été recyclés en vêtements, chiffons industriels, et matériaux de rembourrage ou d’isolation selon l’éco-organisme Eco TLC. Mais les volumes collectés restent faibles, environ 2,4 kilogrammes par habitant et par an. Soit l’équivalent du quart du tonnage de produits mis sur le marché. Si en Allemagne, le taux de collecte grimpe à 75 %, les textiles usagés sont le plus souvent exportés, et finalement jetés dans des décharges.

Pétrole, engrais, eau
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