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terça-feira, 12 de dezembro de 2017

« Pas un euro de plus pour les énergies fossiles », martèlent les ONG


Actualité  »  Sciences & Environnement

Par  Marc Cherki
 

« Pas un euro de plus pour les énergies fossiles », martèlent les ONG
Les investissements des banques publiques, des bailleurs internationaux, des entreprises et des États sont scrutés à la loupe par les organisations non gouvernementales (ONG).

 Manifestation organisée par Oxfam, le 7 décembre, à Paris, pour que les promesses d'Emmanuel Macron en faveur du climat se transforment en actes.
JACQUES DEMARTHON/AFP

 «Il faut que la France soit exemplaire sur son propre sol, notamment pour la rénovation des bâtiments et la baisse des émissions de gaz à effet de serre», assurait Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, avant la tenue du One Planet Summit, qui se déroule ce 12 décembre, à la Seine Musicale. Les émissions de gaz à effet de serre, qui avaient atteint un pic en 1991, ne diminueraient plus assez vite pour que la France colle à ses ambitions de l'accord de Paris. Il ne faut «pas investir un euro de plus dans les énergies fossiles», martèlent ainsi les différentes organisations non gouvernementales réunies au sein du réseau action climat (RAC). Cette initiative des ONG a eu le soutien de plus de 80 économistes dans une vingtaine de pays.

Accuser mais reconnaître les changements de cap

La France, malgré la décision d'arrêter la recherche dans les hydrocarbures, continue de favoriser le kérosène pour les avions et le gazole pour le transport routier, déplorent des ONG. De plus, les associations réunies au sein du RAC exigent de mettre fin aux soutiens financiers publics aux énergies fossiles par de grandes institutions françaises et européennes, telles la BPI (Banque publique d'investissement), la Caisse des dépôts et des consignations, la BEI (Banque européenne d'investissement) et la Berd (Banque européenne pour la reconstruction et le développement). Plus spécifiquement, l'ONG, les «Amis de la Terre» a mis en cause la Société générale, qui serait «l'un des plus gros financeurs du GNL (Gaz naturel liquéfié), avec plus de 2,4 milliards de dollars d'investissements entre 2014 et 2016» aux États-Unis. Mais si elles dénoncent, les ONG reconnaissent également quand les banques (comme BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale) arrêtent de financer des projets de centrales à charbon.

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