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sexta-feira, 12 de janeiro de 2018

Lactalis: comment se déroule la procédure de rappel ?


Économie  »  Conjoncture
 
Par  Hayat Gazzane Service Infographie
 
La procédure de rappel des laits produits par Lactalis a été défaillante.
 GUILLAUME SOUVANT/AFP

VIDÉO - Plusieurs distributeurs ont reconnu avoir poursuivi par erreur la vente de produits Lactalis soupçonnés d'être contaminés à la salmonelle. Retour sur cette procédure de rappel et de retrait loin d'être infaillible.

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L'affaire Lactalis prend une nouvelle tournure. Depuis hier, plusieurs grandes enseignes de distribution -Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Casino, Système U, Cora- ont annoncé des ratés dans la procédure de retrait des laits infantiles Lactalis soupçonnés d'être contaminé à la salmonelle. Plusieurs jours après le 21 décembre, date à laquelle le groupe alimentaire a annoncé le rappel de tous ses produits fabriqués sur son site de Craon depuis le 15 février, des boîtes de lait et de céréales concernées étaient encore en rayon. Des centaines de familles les ont achetées en toute confiance, ignorant qu'il s'agissait de produits censés ne plus être commercialisés. Lactalis, les distributeurs et même l'État sont pointés du doigt par les familles et les associations de consommateurs qui les accusent de défaillance. Mais qui est censé faire quoi dans une telle situation? Le Figaro fait le point.

• Qui décide de la procédure de rappel et de retrait?

Lorsqu'une anomalie est signalée aux autorités sanitaires, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s'empare du dossier. Avec Santé publique France, (l'agence qui regroupe l'inVS, l'Inpes et l'Eprus), des investigations sont menées sur le site d'où proviendrait l'anomalie. En fonction des résultats, l'entreprise concernée, en coordination avec la DGCCRF et la direction générale de la Santé, lance le rappel des produits. «Il lui revient de déterminer les moyens nécessaires pour assurer l'efficacité des opérations (information directe de ses clients, communiqués de presse)», explique la DGCCRF. De son côté, cette dernière transmet l'information à ses homologues à l'international à travers le réseau d'alerte RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed, le système d'alerte rapide européen). Les associations de consommateurs relaient également ces informations auprès du grand public. Si le gouvernement estime que l'entreprise n'agit pas suffisamment, il peut prendre l'initiative de lancer la procédure de rappel.

Dans l'affaire du lait infantile contaminé, le premier rappel au retrait de 12 lots le 2 décembre 2017 a été effectué par Lactalis suite aux résultats des investigations menées par Santé publique France concluant à une contamination de plusieurs bébés ayant consommé du lait fabriqué sur le site de Craon en Mayenne. Quelques jours plus tard, de nouveaux cas de salmonelloses sont détectés chez des nourrissons ayant consommé du lait produit dans cette usine. «Faute d'une démarche volontaire» de Lactalis, explique la DGCCRF, un rappel plus massif est décidé par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. Ainsi, le 10 décembre, il est ordonné le rappel de 625 lots supplémentaires. Lactalis lance un audit interne et décide d'arrêter son usine le 8 décembre. Il constate qu'une contamination dispersée s'est installée dans l'usine et en vertu du principe de précaution, le groupe alimentaire procède à un troisième rappel/retrait de 720 lots. Au final, Lactalis appelle ses clients à retirer la totalité des produits infantiles et nutritionnels fabriqués ou conditionnés dans l'usine de Craon depuis le 15 février 2017.

• Comment procèdent les distributeurs?

Lorsqu'ils sont informés par mail ou fax du rappel de produits, les distributeurs doivent immédiatement les retirer de leurs rayons, même s'ils disposent d'un stock important à écouler. «En tout état de cause, le fait de poursuivre la vente de produits concernés par une opération de retrait/rappel est susceptible de constituer une tromperie aggravée, ce qui est un délit pénal», rappelle la DGCCRF. Les concernés risquent une peine de prison de sept ans et une amende de 750.000 euros.
 
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