Dans
une enquête publiée ce jeudi, l’UFC Que-choisir constate la présence
massive de pesticides dans les cours d’eau français. Le coût de
dépollution est estimé entre 750 millions et 1,3 milliards d’euros par
an, aujourd’hui payé par les consommateurs.
La pollution des eaux françaises n’est pas une fatalité mais il faut agir. C’est la conclusion avancée par l’UFC Que-choisir lors de la publication ce jeudi de son enquête sur l’état des sources d’eau potable. L’association déplore que le coût des traitements de l’eau soit en effet assumé par les consommateurs.
Alors que s’ouvre la deuxième séquence des Assises de l’Eau, le
constat de l’UFC est amer: «en deux décennies, les nitrates n’ont pas diminué
dans les nappes phréatiques, quand les pesticides dépassent les seuils
légaux de potabilité sur la moitié du territoire français pour les
cours d’eau et sur le tiers pour les nappes phréatiques». Ainsi, «plus
de deux millions de consommateurs reçoivent une eau qui, malgré les
traitements, est polluée en pesticides ou en nitrates», indique le
rapport en soulignant néanmoins que 95,6% des consommateurs français
reçoivent une eau du robinet «de très bonne qualité et conforme à
l’ensemble des paramètres sanitaires». (...)

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