Par Emmanuel Egloff
Les distributeurs automobiles traditionnels
risquent de subir la concurrence d'acteurs issus du Web.
La révolution est pour demain dans l'achat de voitures. Dans une étude réalisée par Capgemini, 48 % des Français interrogés se déclarent prêts à acheter leur voiture sur Internet. «Il s'agit d'une vraie rupture», constate Emmanuel Gavache, directeur au sein de l'entité «automobile» de Capgemini Consulting. En un an, la volonté d'achat sur Internet, qui consiste à choisir un modèle de véhicule, le payer en ligne pour qu'il soit ensuite livré à domicile, est passée de 39 % à 48 %. Le consultant précise qu'«à ce niveau, il devient viable économiquement de créer une activité de vente de véhicules sur Internet».
Cette évolution va contraindre constructeurs et concessionnaires à réagir. «S'ils ne le font pas, des nouveaux acteurs vont sans aucun doute occuper le terrain, estime Emmanuel Gavache. Et ces acteurs traditionnels risquent alors de subir le même sort que l'hôtellerie, avec l'émergence de sites comme Booking». Spécialisé dans la réservation de chambres d'hôtels en ligne, ce site a sans doute provoqué une perte de revenu pour les hôteliers comprise entre 20 et 25 %.
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